Poésie et chansons

Chansons- en écoute-

Octobre 2020 Cover filmée de la chanson poétique de Pierre Perret "Au café du canal"



https://soundcloud.com/safia-bouadan/jai-reve-d-argent /copyright photo Aline Lunau


Rétropective musicale et théâtrale lors du Festival "Brassens et nous" dans son fief du 14 e Ar de Paris

Spectacle en hommage au poète chanteur Georges Brassens



Prose et poésie

Comme auteure, parolière, j'aime depuis toujours les mots , les poésies avec leurs couleurs de lumière et d'ombre ...Décrire des états d'âme et d'être... donner sens à un sentiment éphémère, un ressenti, nourrir des pensées en les couchant vivantes sur les pages...Alors voici ici quelques unes de mes méditations et voyages imaginaires...

 

"Naissance"


Ton œil est un miroir
Où s’écoule l’aurore
Tel un disque doré
Aux frontières infinies
Dans l’ombre silencieuse
Du manteau de la nuit
Nos âmes s’entremêlent
Au seuil de minuit.


Belle ronde endiablée
Soudain s’évanouit
Dans l’onde mystérieuse
De la terre endormie
Sous la voûte céleste
Aux confins de l’orée
La sphère ensoleillée
Va soudain s’élever.

 

Reine de lumière
Sur ta monture ailée
Tu chasses l’étrangère
De tes dards enflammés

Alors du haut des cieux
Les anges affolés
Tirent sur les étoiles
De leurs flèches argentées.


Et la nature s’éveille
Sous la pluie d’or naissante
Etend ses bras vermeils
Sous l’aube scintillante.

 

S.B

 

"Ode"

Merci ô ma lyre
D’être auprès de moi
Quand mes bras tremblent
De m’aimer quand je suis en peine
De m’adoucir quand mes mains se ferment

Merci ô ma lyre
D’être douce avec le temps
Qui étreint mon âme
Et qui s’égrène dans mon corps
Comme autant de piques sur la peau

Merci ô ma lyre
De penser que j’aime encore
Les sons de la vie
Merci de me confier ton arc si doux
A ma pensée, si lumineux
En mon sein


Merci ô ma douce
De me laisser me blottir entre tes cordes
Et en tirer les sons divins.
Alors se joue une symphonie fantastique
Et je me remets à croire
Que tout est possible
Que la vie est un long parcours
Au côté de Dieu qui marche
A notre droite

Merci à Toi d’être là
Quand j’ai mal
Quand je souffre à cause des tenailles
Qui enserrent mon cœur
Et que je me sens vieux et petit
Si petit dans ta main
Si ferme et mystérieuse


Merci pour ces mots
Soufflés à mon oreille
Comme le vent dans les arbres
En une mélodie humaine

Sainte Nature
Belle mère endormie
Que ta caresse me touche
Lorsque tu me souris
Que tes blés mûrs ensoleillent mes jours
Aux heures sombres de la nuit
Que le bleu de ton rire
Alors qui m’entraîne
Loin vers les cieux
Attendris de me voir
Si impatient de les rejoindre, me ravit.

Alors tout m’apparaît
Comme éternel et divin
Et je te vois enfin…

 

S.B

 

"Aurore"

Mon beau cheval roux

S’élève dans l’Orient

Tel un oiseau de feu

Aux ailes indomptées

Perçant la voie Lactée

Aux astres triomphants

Recouvre d’or les cieux

Et tout le firmament

Dans le souffle magique

Du jour qui renaît

Aux heures magnifiques

La lumière se fait

Tel l’éternel mystère

A jamais révélé

Epouse ici la sphère

En un bel hyménée

Au baiser écarlate

La belle se réveille

Bouscule dans sa hâte

Les nuages en sommeil

Succombant à l’amant

Notre reine envoûtée

S’élance dans le temps

Avant de retomber

Dans ce lit de vermeil

Au secret bien gardé

Où virevolte le soleil

Où défilent les années

 

S.B

 

"Complainte "


O ronde de la nuit
Toi qui blesses nos jours,
Berceau de l’inconscience
Où cheminent nos sens,
Contrains mon âme troublée
Ballottée par le temps.
Prisonnière d’un amour
Balayé par le vent
Dont seules les larmes chantent
La plainte de l’absent,
Qu’une invisible main
A mené au trépas.
La vie sans un éclat
Vient de sonner le glas
Des promesses futures
A jamais refoulées,
Dans les limbes d’un cœur
Vide et affligé,
D’un chagrin infini
Aux visibles tortures,
Du fil soudain cassé
D’une âme visiteuse,
D’une route éphémère
Aux ondes mystérieuses.
Trompée par la lumière
D’un factice paradis,
Cordon frêle et rompu
A la frontière du temps,
Dessine l’Arc de mort
Pour chacun ici bas.
Sans pitié pour ces âmes
Aveuglées et mortelles,
Gitanes insolentes
Au magnifique essor,
Vers les Champs Elysées
Vont se précipiter.
Baigneuses impatientes
Dans le lit déifié,
Dans une ultime danse,
Rejoignent l'Eternité.

 

S.B

 

"Elévation"

 

O noble chevalier
Au bouclier d’argent
Tu livres ici bas
Ton ultime combat
Car l’Astartée t’appelle
Pour ton dernier jugement
Les trompettes des Anges, ce jour
Résonnent au lointain
En armure de héros
Ton âme de mortel
Se pâme fascinée
Par ce chant du divin
Soudain dans la nuit claire
A la pointe des Vents
Ton corps se relève
En un brûlant sursaut
Prenant là son élan
Ton esprit dans l’aurore
Va rejoindre son Pierre
Et le ciel se referme
Sous sa coquille d’or
Il emporte avec lui
Son lumineux trésor.

 

S.B

 

"Dans la nuit "

Je t’ai vu avant que tu ne t’envoles

Comme la fumée du feu éteint

Et je t’ai pleuré chaque jour en vain

Ton image traversant mes pensées sans fin

Oui j’ai aimé, je t’ai aimé

La lune s’est gonflée à mes chagrins

Telle une mère avec les siens

M’a consolée, m’a portée

Et mes larmes ont séché

 

S.B

 

"Humanité"
Toi le pauvre orphelin
Au destin incertain
Qui écoute aujourd’hui
Ta tristesse infinie
Qui porte généreusement
Ton indicible tourment
Dieu est le Vivant
Et tu es le mort...

Maître des saisons
Honore ici le temple
Règne en ta maison
Et sur l’autel contemple
La lumière des Anges
Le mystère de la coupe
Au liquide sacré
Où coule le sang divin
Et celui de nos pairs...

Dans nos veines marquées
Par des ères de misères
De faux marionnettistes
Veulent jouer aux prophètes
Quand de pauvres bergers
Aux très humbles pensées
Sur l’autel des Idées
Sauvent l'humanité...

 

S.B

 

"Absence"


O rêve désenchanté

O manège chaviré

Que tes couleurs étranges

Dans la nuit me dérangent

Que tes signes imparfaits

Dont la route se perd

Aux confins d’une mer

Qui sans cesse renaît

Percent la paix de mon âme

O toi que je ressens

Tournoyante dans mon sang

Expirant dans la lame

D’une violente passion

Entends le cri lancé

L’espace d’un frisson

O ciel désespéré

Ecoute la douleur

D’une vie bouleversée

Par le deuil cet été

D’un amour, le meilleur

O mal! Triste compagnon

Que ne ressens-tu là

S’étendre la déraison

D’un monde dont je suis las

Ramène la lumière

A jamais dans mon cœur

Elève nos prières

Vers ton humble demeure

Toi Le Maître du Temps

Jette Ton sablier

Qu’il tonne aux quatre vents

La perte de mon aimé.

 

S.B

 

"Show..."


La lumière danse
Tel un feu dans Tes yeux
S’élance sur la scène
D’un invisible show
Esprit ressuscité
D’une ère fantomatique
Au prisme transparent
Percé par tes rayons
Livre sa symphonie
En une dernière offrande
Faite à la promise
Dans ses limbes de souffrance.

Pauvre veuve en larmes
Dont le corps agité
Cherche désespéré
L’éternel repos.

Ecoute l’appel ici
De l’amant dans la nuit
T’égarant dans ses rêves
Labyrinthe d’épines
Aux roses enflammées
D’un soudain hyménée
Pour deux âmes élues
Par les dieux de l’En-haut
Décidant à la table
De sauver ces déchus
D’un amour infécond.

Que l’aveugle voit
Que le muet déclame…
Sauvons notre terre
D’un terrible combat…

L’Ange aux yeux de bête
Toujours a frappé
Sur l’Agneau endormi
Sur l’innocent enfant…
Que fléchissent nos genoux
Qu’on implore Ta clémence
Pour avoir rejeté
Notre indicible Alliance
Nous payons par le sang
Le prix de nos mensonges
Nos sombres égarements
Nos illusoires songes.

Que nous as-Tu ouvert
L’œil de la Vérité
Eclairé notre temple
Par ton rayonnement.
Que le regret est pur
Dans nos cœurs scellés
Par le sceau d’un secret
Orgueilleusement gardé...
Que la peine est immense
De n’avoir pas respecté
Tes humbles commandements
Notre Alliance Sacrée.

 

S.B

 

Et puis, si le chemin vous attire ...Visitez le site musical et poétique de quelques créations originales chantées et accompagnées au luth "Des fleurs d'Orient"

Avec mon complice depuis 2008, auteur compositeur chanteur et luthiste, notre ami poète tunisien Mohamed Bhar, nous nous sommes produits sur scène à plusieurs reprises depuis 2009 et pour les "Soirée de la Poèsie orientale et occidentale" .Plus récemment, nous avons été conviés avec beaucoup d'artistes poètes, chanteurs , auteurs et philosophes au "Premier Printemps Culturel Tunisien".

 

 

 

 

 

 


Commentaires

Maryz Charlen
07/01/14

France
Toulouse

Wahoiuuuu!
Merci de ce régal goûtant goûteux des mets des cieux sur ballade terrienne qui s'en va, s'en revient ,telle la voyageuse au cœur plein d'entrains et de songes.
Sois, tu es en main sereine, certaine, le regard or vaillant, resplendissante.
Heureuse d'être une de ce grain de sel qui arc-en-ciel joyeusement quand sur le chemin s'assombrit la lumière tant gourmandée de nos vies.
Puisons, nommons encore les éveils à colorier que tu poétises.
Bises belle Safia
A nos nouvelles Joies de l'âme.

Dulau Josiane
17/01/14

France
La salvetat saint gi

Que cette ballade est belle......Elle est d'une pureté.....Comme du Cristal.....On écoute, on est suspendu à cette voix, on ne respire presque plus......Entendre ces mots, cette musique qui l'accompagne, Un vrai régal, Les paroles, trés belles, nous font voyager, nous transportent, On part, on est parti avec Elle, sa voix, son timbre de voix, sa fine puissance aussi. On est dans l'air, on est dans sa ballade, on fond à travers ce texte.....et cette douce musique.....Une délicate perfection, un petit joyau !!!!!
J'ai été sous ton charme Safia, Félicitation à toi, à ta grâce, même dans ta voix, tu es gracieuse......
Bravo aussi à Jean-Claude Dunyach pour ce texte et à Norbert Wilhem pour cette trés belle musique.....A vous trois, un grand moment de plaisir......pur !!!
Plein de bises à toi Safia, et encore Bravo,
Josy,

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